Présentation de moi-même (parce qu'il faut bien commencer quelque part)

Présentation de moi-même (parce qu'il faut bien commencer quelque part)
Bienvenue dans mon petit jardin secret


1/ Ton nom : K

2/ Ton prénom : G,K,J (Ce n'est pas mon prénom, seulement mes initiales lol)

3/ Ton/Tes pseudos : Sur ce blog, ce sera My-Screwed-Life

4/ Ta date de naissance :Il y a quelques 18 printemps

5/ Ton signe astro : Balance

6/ Ta taille : 1m73

7/ Ton poids : 40

8/ Tu chausse du : 38

9/ Tes mensurations : Trop de toute façon

10/ Ta ville : J'oscille entre l'Espagne et la France

11/ Ta situation de famille : En couple

12/ As-tu des frère(s) et soeur(s) ? Un frère

13/ Si oui, combien ? Aîné, vous dis-je

14/ Comment sont tes rapports avec tes parents ? Inexistants avec mon père, conflictuels avec ma mère

15/ La couleur de tes yeux : Verts

16/ La vraie couleure de tes cheveux ? Brun clair

17/ De quel origine es-tu ? Je suis née à Tokyo

18/ Ta religion : Catholique

19/ Tes qualités : Gentille, douce, réservée, attentive

20/ Tes défauts : Perfectionniste, trop enflammée, égoïste et superficielle


21/ Quelle est ta couleur préférée ? Le rose, le rouge, le blanc, le bleu, le noir

22/ Ta fleur préférée ? La rose noire

23/ Ton/tes film(s) préféré(s) ? Thirteen, Titanic

24/ Tes idoles (chanteurs, acteurs...) : Britney Spears dans sa bonne époque, Nicole Kidman pour la légende

25/ Tes hobbies ? La mode, le cinéma, les trips, le shopping

26/ La langue que tu préfère parler : l'anglais

27/ Quel pays aimerai tu visiter ? J'ai déjà eu la chance d'en visiter pas mal mais j'aimerais retourner à Tokyo

28/ Où te sens-tu le mieux ? Dans SES bras =/

29/ L'animal que tu préfère ? Le chat

30/ Le parfum de glace que tu préfère ? Vanille powa

31/ La boisson non alcoolisé que tu préfère ? Le Diet Coke bien sûr

32/ Quel genre de musique écoute tu ? Presque tout même si j'ai souvent tendance à me shooter aux musiques déprimantes

33/ Ton/tes livres préférés ? Les Harry Potter et en général tout ce qui concerne les ados en difficulté

34/ Ton magazine préféré ? Vogue

35/ Pratique tu un sport ? Si oui lequel ? Non

36/ Ta série préférée ? Lost, Desperate Housewives, Ugly Betty

37/ Ton émission favorite ? Les late-show américains

38/ Ta matière préférée ? Le Français

39/ Ton futur métier ? Mannequin ou actrice

40/ Quel est ton objet fétiche ? SON maillot

41/ As-tu un porte bonheur, si oui lequel ? Idem

42/ Ton parfum préféré ? J'en change tout le temps

43/ Ton chiffre préféré ? Le 14

44/ Es-tu amoureux(se) ? Si oui, de qui ?


45/ As-tu déjà trompé ton/ta partenaire ? =/

46/ As-tu déjà volé de l'argent ? Non, j'ai pas eu besoin donc j'en suis pas spécialement fière

47/ As-tu profité de quelqu'un ? Si oui, de qui ? En ce moment...

48/ Qu'aimerai tu te faire pardonner ? D'avoir envie de le quitter

49/ As-tu déjà eu envie de tuer quelqu'un ? Qui ? Elle mais ELLE n'est plus

50/ Dors-tu avec un DouDou ? Non avec mon doudou xD Oki, c'était pas de circonstance

51/ As-tu déjà pété en public ? Non

52/ Et roté ? Non

53/ As-tu déjà été ivre mort ? Si oui, quand ? Ma pire cuite ? Quand j'ai compris que ce ne serait pas possible

54/ As-tu déjà fumé ? Oui

55/ As-tu déjà consommé de la drogue ? Idem

56/ Pleure tu souvent ? En ce moment, tout le temps

57/ Qui sont tes meilleur(e)s ami(e)s ? Chez les filles : S depuis toujours, N et L depuis quelques années. Chez les mecs : D avant, Th maintenant, T ne pouvant plus être considéré comme tel [Beaucoup de "T" dans ma vie, comme vous allez le voir]

58/ Tu es fière de : Pfff j'étais fière de mon couple et de ma guérison

59/ Tu as honte de : Mes sentiments

60/ As-tu déjà fais souffrir quelqu'un ? Si oui qui ? Oui et ça ne s'arrête pas

61/ Es-tu fidèle en amour ? Hahaha décidément ce questionnaire m'en veut

62/ Es en amitié ? Oui

63/ Quelle partie de ton corps préfère tu ? Mon visage

64/ Quelle partie de ton corps détèste tu ? Tout le reste

65/ De quoi ne peux tu pas te passer ? De LUI

66/ Quel est ton plus grand rêve ? Pouvoir être avec LUI

67/ Et ton pire cauchemar ? Son contraire

68/ En veux tu à quelqu'un ? Si oui, qui ?

69/ Combien d'enfant(s) aimerai tu avoir ?

70/ As-tu une phobie ? Si oui, laquelle ? La nourriture


1/ Thé, chocolat chaud ou Café ? Chocolat chaud

72/ Tu préfère le jour ou la nuit ? La nuit

73/ Noir ou blanc ? Noir

74/ TV ou PC (internet) ? Internet

75/ Mc Donald ou Quick ? MacDo

76/ Chien ou chat ? Chat

77/ Le froid ou la chaleur ? La chaleur

78/ Mer ou montagne ? La mer

79/ Rouge ou bleu ? Rouge

80/ Sucré ou salé ? Sucré

81/ Dentelle ou satins ? Satin

82/ Lune ou Soleil ? Soleil

83/ Ange ou démon ? Démon

84/ Ville ou campagne ? Ville

85 / Vanille ou, chocolat ? Chocolat en général


86/ Ton orientation sexuel ? Hétéro

87/ As-tu déjà eu des tendances homo ? Non mais ça ne m'empêche pas de fantasmer sur le sexe-appeal de L

88/ As-tu déjà fais l'amour ? Oui

89/ Quel est ton fantasme ? Avec lui, n'importe où

90/ Sur quelle star fantasme tu ? Braaaaaad <3

91/ As-tu déjà fantasmé sur un ou une ami(e) ? Oui

92/ As-tu déjà couché avec plusieurs personnes ? En même temps ? oO

93/ Parle tu souvent de sexe sur internet ? Non

94/ Parle tu souvent de sexe avec tes amis ? Ça dépend de l'ami aussi

95/ As-tu déjà visiter des sites X ? Non

96/ Que porte tu comme sous-vetements ? Des mini-shorts généralement ^^

97/ Ce que tu regarde en premier chez une fille : Le visage

98/ Ce que tu regarde en premier chez un mec : Le torse

99/ As-tu déjà acheter des magazines X ? Non

100/ Regarde tu des films X ? Non mais comme tout le monde j'en ai déjà vu

101/ Que préfère tu dans le sexe ? La proximité avec le partenaire

102/ Es tu un accro au sexe ? Non

103/ As tu déjà couché sans être amoureux ? Oui

104/ Te carresse tu souvent ? Non

105/ Te protège tu à chaque rapport ? Oui, j'essaye de ne jamais oublier
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# Postato giovedì 03 aprile 2008 20:40

Modificato venerdì 04 aprile 2008 06:46

Je ne suis pas

Je ne suis pas
Quelqu'un de bien. Non c'est vrai et je m'en rends compte à mesure que les jours s'écoulent. Les gens ont de moi l'opinion d'une fille innocente et tranquille, incapable de faire du mal à quiconque.

S'ils savaient la vérité.

J'ai peur d'en parler, peur de votre jugement, alors même que je sais très bien que ma seule présence ici m'expose à vos critiques. Je sais très bien ce que vous allez penser de moi une fois que vous connaîtrez mon histoire.
Vous vous direz probablement que je ne suis qu'une petite garce égocentrique, fort portée sur la chose et particulièrement manipulatrice.

Je ne sais pas, vous aurez sans doute raison. Autour de moi, les gens sont fiers. Ils me disent que je suis tellement bien, maintenant que je suis guérie. Que mon histoire avec LUI m'épanouit et me met des étoiles dans les yeux. Comment pourrais-je leur dire la vérité ?

Je ne l'aime plus. Je regrette =[

Je suis née au Japon. Mon père travaillait dans une société informatique et s'est vu offert un poste en or à Tokyo. Vous parlez d'un bouleversement ! Lorsque mes parents sont arrivés là-bas, ma mère était enceinte de L, mon frère aîné. Ne pouvant s'habituer à la vie nippone, elle est rapidement tombée dans une profonde dépression. Enfin bien sûr, je n'étais pas encore là, donc ce que je vous raconte n'est basé que sur des témoignages et de nombreux on-dits. Il n'empêche que mes parents ont traversé une particulièrement mauvaise passe dans leur couple et que lorsque L est né, ils étaient sur le point de divorcer.
Heureusement [enfin, c'est encore à voir], ils se sont rabibochés et trois ans plus tard, je pointais le bout de mon petit nez ^^
Nous vivions dans un appartement plutôt confortable, au 10è étage d'un immense gratte-ciel.

Nous sommes restés au Japon jusqu'en 1997 avant de revenir en France.
Je ne garde pas de souvenirs particulièrement marquant de ma scolarité au Japon. Une chose juste : la rivalité qui existe entre les étudiants. C'est probablement de là que je tiens mon perfectionnisme destructeur. Le travail est la chose la plus importante pour les Japonais et il n'est pas rare de les voir privilégier leur job par rapport à leur famille.
Les écoliers ont énormément de devoirs, ils étudient constamment et ils font tout pour rester au top du classement mondial.
Je n'avais qu'une amie là-bas, ma petite Na. Je parlais couramment japonais, bien sûr et c'est dommage parce que aujourd'hui, j'ai vraiment perdu à force de manque de pratique. Je pense que je pourrais toujours me débrouiller si je devais y retourner un jour mais il est clair qu'il y aurait quelques difficultés d'adaptation ^^

Bref, nous sommes donc revenus en France. C'est à cette époque que je me suis prise de passion pour le théâtre. J'avais 9 ans lorsque mes parents m'ont inscrite à mon premier cours. Au début, ce n'était qu'un passe-temps, un moyen comme un autre de passer le mercredi, mais très vite, c'est devenu une véritable obsession. J'avais trouvé ma voie : je voulais devenir actrice.

Oui mais... C'est plus facile à dire qu'à faire. Des Nicole Kidman, on n'en trouve pas à tous les coins de rue. Mes parents essayaient de me réfréner, de me mettre en garde contre un enthousiasme qui me ferait - sans aucun doute - tomber de très haut. Je m'en fichais. Je voulais devenir une star.

J'étais une gamine privilégiée. Mon père gagnait extrêmement bien sa vie et ma mère avait repris des études de droit à son retour. Elle a fini par décrocher son diplôme et par pouvoir exercer, ce qui n'a fait bien sûr qu'augmenter les revenus de la famille.

Les gens me disaient jolie, me conseillaient de faire des photos, des défilés. J'étais très mince, naturellement. Ce n'était pas vraiment mon métabolisme qu'il fallait remercier, je tiens à mettre les choses au point : j'avais juste un appétit de moineau. Il m'arrivait de passer une journée sans rien avaler tout simplement parce que je n'avais pas faim. La nourriture n'avait qu'une place secondaire dans ma vie. A 12 ans, je mesurais 1m69 pour 50 kilos.

Je n'avais pas énormément de véritables amis. Ma meilleure amie, S, était en fait une cousine éloignée et je n'ai rencontré N et L que bien plus tard.

Je m'en fichais aussi. J'avais des relations particulièrement bonnes avec les adultes. Ce n'était pas toujours le grand amour avec mes parents, mais lorsque nous nous réconciliions, il nous arrivait de passer plusieurs heures, à table, à discuter de tout et de rien.

Mon grand frère était le sportif par excellence. Depuis tout petit, il faisait du basket en club et il s'était mis dans la tête d'intégrer un jour une prestigieuse équipe américaine. Vous parlez d'enfants ambitieux !
Une future oscarisée et un futur NBA player lol.

Plus jeunes, nous avions une relation privilégiée. Aujourd'hui... l'adolescence nous a définitivement séparés et il m'arrive encore de penser avec nostalgie à notre petite enfance, époque où nous étions inséparables.
L n'a plus de temps pour moi, trop occupé qu'il est dans son école sportive [I...] particulièrement renommée.

Lorsque j'ai eu 14 ans, j'ai fait la connaissance de D, au théâtre. Mon premier coup de coeur...
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# Postato venerdì 04 aprile 2008 07:11

L'anorexie

L'anorexie
D faisait donc partie de ma troupe théâtrale. Il n'était pas le stéréotype du beau gosse qui faisait tomber les filles comme des mouches, mais ça ne m'a pas empêché d'être immédiatement séduite par son charisme, sa prestance et sa gentillesse.

Il avait une culture générale incroyable, me faisait rire et surtout, il croyait en moi. Il me poussait à réaliser mes rêves, et me répétait constamment de ne pas écouter mes parents.
Pour lui, j'avais tout d'une future grande actrice.

Nous étions devenus inséparables. Il était mon meilleur ami, mon double, mon âme s½ur. Nos parents s'entendaient à merveille et nous organisions dès lors des tas de sorties tous ensemble.
Durant l'été 2003, nous sommes même partis en voyage au Brésil. Un souvenir inoubliable. Encore maintenant, lorsque je regarde toutes ces photos, les larmes me montent aux yeux. Quel gâchis, quand on y pense.

D est très vite tombé amoureux de moi. Il m'a tout avoué en février 2003. Je ne savais pas du tout comment réagir. Je n'avais jamais envisagé la possibilité de sortir avec celui que je considérais comme mon meilleur ami. Au début, c'est vrai je ne vais pas le nier, je me suis sentie attirée par lui mais ça s'était graduellement estompé avec le développement de notre amitié.
J'avais préféré privilégier ce côté-là de notre relation plutôt que de tout miser sur une relation qui aurait peut-être été passagère.

Lorsqu'il m'a embrassée ce soir-là, lorsqu'il m'a avoué qu'il était fou de moi, j'ai compris que c'était réciproque. J'avais peur de me l'avouer, c'est vrai. J'étais restée coi lorsqu'il m'a dit qu'il m'aimait, mais lorsqu'il a déposé ses lèvres sur les miennes... comment vous dire ? J'ai eu le sentiment que le monde était en train de s'écrouler autour de moi.

J'avais peur de l'amour... vous comprenez ? Je n'avais encore jamais eu de petit ami. D est mon premier véritable copain, et à ce titre, je suppose qu'il occupera toujours une place spéciale dans mon c½ur.

Nous avons commencé à sortir ensemble en mars 2003. Ça a duré un peu moins d'un an et demi [jusqu'en août 2004 pour être plus précise]

Nous vivions en osmose totale. Avec lui, j'apprenais à m'épanouir, à reprendre confiance en moi. Nous ne nous disputions presque jamais, c'en était presque dingue. Nous n'avions que 14/15 ans et pourtant, nous avions parfois l'impression que nous ne nous séparerions jamais.

Nous avons commis une erreur. Une grossière erreur. Un an après le début de notre histoire, nous avons commencé à nous disputer, pour des broutilles. Alors, pour essayer de recoller les morceaux, on a fait la même chose que ceux qui font des gosses au bord du divorce : on a fait l'amour.

Je n'avais même pas encore 15 ans, lui les avait tout juste fêté. Je lui ai offert ma virginité comme cadeau d'anniversaire. Le problème, c'est que ce n'est pas la solution lorsque le couple va mal. Non pas que ça se soit particulièrement mal passé, même pas. Bon, ce n'était pas l'extase mais c'était tout ce qu'il y avait de plus supportable ^^

Ça n'a pas arrangé les choses, malheureusement. Il m'a dit qu'il ne m'aimait plus. Qu'il essayait mais que ça ne marchait pas. Je ne crois pas qu'il soit possible d'ici exprimer ce que j'ai pu ressentir lorsqu'il m'a quitté. Je ne connais aucun adjectif, aucun adverbe qui soit assez fort, ou qui se rapproche même un peu de mon état d'esprit sur le moment.

Je perdais une partie de mon c½ur, une partie de mon âme. Sans D, je ne pouvais tout simplement plus me résoudre à vivre. J'avais mal, tellement mal.

Je ne le montrais à personne. Mes parents bien sûr savaient que nous avions rompus mais ils pensaient que nous étions restés bons amis. Erreur, encore une fois. D ne voulait pas couper les ponts, pas après tout ce que nous avions vécu ensemble. De solitaire, je suis passée à complètement asociale.

Je compensais le manque affectif par la nourriture. Je mangeais tout le temps et je n'était jamais rassasiée. Sans le savoir, j'étais devenue hyperphagique. Comme je vous l'ai précisé dans l'article précédent, je n'étais pas de ces filles au métabolisme extraterrestre. Très vite, j'ai commencé à grossir. J'avais atteint à 15 ans mon mètre 73 actuel et je suis montée à 55 kilos.

Vous allez me dire que ça restait très mince, que je ne devais pas m'en faire, que les choses se seraient arrangées d'elles-mêmes lorsque j'aurais fait une croix sur D, oui j'en suis bien consciente =[

Il n'empêche qu'en voyant ces 55 kilos s'afficher sur la balance, j'ai commencé à paniquer. Merde, ça faisait cinq kilos de plus en trois mois. Je n'ai pas pu le supporter.

Le matin-même, j'ai décidé de me mettre au régime. L'enfer avait officiellement commencé.

# Postato venerdì 04 aprile 2008 12:23

Ma rencontre avec A

Ma rencontre avec A
J'ai vécu une fin d'année 2004 et un début 2005 absolument insupportables.

Bien sûr, j'ai très vite reperdu les 5 kilos que j'avais pris suite à ma rupture avec D. Mon régime était diaboliquement simple : le matin, je mangeais un yahourt, à midi un fruit et le soir, avec mes parents une portion de légumes accompagnée de 50 grammes de viande maigre.
Du jour au lendemain, on peut dire que j'ai cessé de m'alimenter. J'étais retombée à 50 kilos mais je ne me suis pas arrêtée pour autant. Comment dire ? Maigrir était la substitution de mon histoire d'amour passée. Je m'étais plongée dans l'enfer de l'anorexie avec autant de délectation que j'avais été absorbée par ma relation avec D.

Mes parents ne voyaient rien, mon frère s'était désintéressé de moi et je repoussais toutes le tentatives d'approche de D. La seule chose qui me tenait encore en vie, c'était le théâtre. Mais là encore, rien n'allait assez vite.
J'avais l'impression que le temps m'était compté et qu'il me fallait réaliser tous mes rêves dans l'immédiat de peur de mourir trop jeune. Je rêvais des USA, de films à grosses productions, de scénarios envoyés à un hypothétique manager. Au fur et à mesure que je m'enfonçais dans les troubles alimentaires, je commençais doucement à prendre conscience de ma naïveté. Mes parents avaient raison : il ne suffit pas d'avoir envie de célébrité pour qu'elle nous tombe dans la bouche. Combien d'acteurs au chômage, combien d'artistes crevant de faim pour une star roulant en BMW sur les côtes californiennes ?

Fin 2004, autre drame : ma petite cousine est prise dans le Tsunami ayant ravagé l'Asie. Lorsqu'on nous apprend la nouvelle, je craque nerveusement. Je pique une véritable crise de nerfs. Elle est retrouvée saine et sauve quelques heures plus tard, heureusement.

J'avais honte de ma faiblesse, honte de ces larmes que je ne voulais plus jamais voir couler. J'avais tellement pleuré avec D que maintenant, je m'interdisais de ressentir toute émotion. J'étais un corps sans âme, un véritable squelette. Durant quelques mois, j'ai stagné à plus ou moins 44 kilos pour 1m73.

C'était avant ma rencontre avec A.
A était l'ex de ma cousine K. Il était plus âgé que moi [23 ans] et jouait au basket pour son plaisir. Il était très beau, très grand, gentil, doux et attentionné. Je l'ai rencontré par l'intermédiaire de K, en juin 2005.

Elle voyait que je n'allais pas bien et voulait m'aider. Selon K, j'étais en pleine dépression et je refusais de le reconnaître.

C'est difficile pour un proche de parler d'anorexie. Je pense d'ailleurs que ça reste une maladie peu reconnue, sur laquelle on sait au fond bien peu de choses. Ma famille me voyait maigrir : j'étais dépressive, point à la ligne.

Le courant est immédiatement passé entre A et moi. Je crois que dans notre cas, on peut même parler de coup de foudre. Très vite - trop vite peut-être, je n'en sais rien - nous avons commencé à sortir ensemble.

Je retrouvais petit à petit goût à la vie, j'étais amoureuse, j'oubliais D. Et c'est là que je ne comprends plus : pourquoi l'anorexie ne s'en est-elle pas allée en même temps que ma nouvelle histoire commençait ? Pourquoi n'ai-je pas recommencé à me nourrir normalement ? Je n'en sais strictement rien.

Je multipliais les mensonges pour ne pas l'inquiéter : j'avais déjà mangé avant de le retrouver, je n'avais pas faim, j'étais stressée par mes examens, j'avais prévu un dîner pour le soir avec une copine... enfin, je ne vais pas m'étaler sur le sujet, je pense que vous connaissez toutes ces excuses aussi bien que moi.

Mes parents avaient eu un peu de mal avec A, au début. Forcément, quand on a commencé à sortir ensemble, je n'avais même pas 16 ans et lui en avait 23. Ça sentait presque le détournement de mineur, tout ça.
Nous ne couchions pas ensemble mais ma mère avait peur.

Ah oui, je ne l'avais pas précisé : mes parents sont séparés depuis quelques années. Mon père a une maîtresse, je ne le vois plus. Je l'emmerde profondément, au passage.

Aujourd'hui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes entre A et ma mère. Il faut dire que depuis lors, j'ai fêté mes 18 printemps, que je suis maintenant majeure et que j'ai le droit de faire ce que je veux de ma vie.

A et moi avions couché ensemble pour la première fois le soir de mes 16 ans. Il avait patienté trois mois et j'avais envie de prendre le risque de tomber à nouveau amoureuse.

Je l'étais, sans aucun doute. Mais j'ai le don de... la fâcheuse tendance à...

Je suis lunatique. Sauf que cette fois-ci, je suis véritablement amoureuse. Mais plus de A. De T.
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# Postato venerdì 04 aprile 2008 15:10

T

T
J'ai rencontré T en juin 2006.
A et ses deux meilleurs amis étaient en Allemagne pour le match de finale de la Coupe du Monde de football.
Les vacances avaient déjà commencé, il m'avait invité à les rejoindre et même si à cette époque je n'étais pas spécialement accro au sport, j'aimais être avec lui. Je me sentais bien, je me sentais mieux.

Quels bons souvenirs, quand j'y repense. Nous avions de bonnes places, l'ambiance était excellente, on rigolait, on plaisantait, on supportait les Bleus. Je me souviens encore de nos maillots blancs, que des numéros 12, de nos pancartes et de nos écharpes.

Il faisait bon et, ça va peut-être vous sembler bizarre, mais je trouvais extraordinaire le fait qu'une nation se réunisse pour supporter son équipe. C'est sans doute mon côté utopiste qui parle.
J'étais tellement bien ce jour-là que j'avais décidé de laisser de côté le régime. A m'avait acheté un Coca tout ce qu'il y avait de non-light et un paquet de frites. Sans trop me poser de questions, je les avais toutes mangées. J'avais faim, je ne cherchais pas plus loin. Ça faisait tellement longtemps que je me cantonnais à ma diète stricte et déprimante.

C'est dans cette état euphorique que j'ai fait la connaissance de T, l'un des amis de A.
Il allait bientôt avoir 30 ans [bon 29 cette année là]
Il était incroyablement beau, confiant, charmeur, talentueux, classe et intelligent.

A me le présentait un peu comme son "grand frère". T était riche, marié, père d'une petite fille.

Il était inaccessible.
Et je l'acceptais. J'avais eu un véritable coup de foudre pour lui, et ce dès notre première rencontre, mais je n'en étais pas encore amoureuse. C'était avant tout une attraction physique intense.
Son métissage, ses yeux, son corps, tout me faisait fantasmer, c'en devenait presque gênant.
Nous sommes rapidement devenus bons amis. On se voyait régulièrement, on déjeunait [enfin, il mangeait et moi, je prenais un Coca-Light] souvent ensemble et on s'envoyait régulièrement des messages.
T avait fini par comprendre que j'étais anorexique. Je me souviens encore des circonstances dans lesquelles il m'a balancé cette vérité à la figure.

Nous étions déjà en 2007 et T tenait absolument à ce que je rencontre sa femme. Nous devions dîner tous ensemble dans un grand restaurant. Inutile de vous dire que je stressais comme une malade. Des jours durant, j'ai cherché une excuse plus ou moins valable pour éviter de devoir manger en leur compagnie, en vain.
Je me sentais moche, grosse, conne. Je ne voulais plus du tout y aller.

Le choc quand j'ai vu sa femme : elle était tellement belle, tellement mince, tellement classe. A côté d'elle, j'avais le sentiment d'être un gros thon. Tout de suite, j'ai bloqué : le menu ne voulait plus rien dire, ce n'était qu'une succession de chiffres, des calories, des lipides, des glucides. Je crois bien être restée à scruter la carte pendant une demi-heure. A la fin, je me suis finalement décidée pour du poisson. Pathétique.

Je n'arrivais même plus à suivre la conversation. J'étais tellement stressée... je n'en pouvais plus.
Lorsque le plat est arrivé, j'ai commencé à paniquer. J'ai regardé T et je lui ai dit

"Je ne peux pas".

Là, ses craintes se sont vues confirmées. Il venait d'avoir la preuve que j'étais bel et bien anorexique.

T m'a dès lors aidé à remonter la pente. Je n'ai jamais dû passer par la case hospitalisation, heureusement. Il m'a emmenée chez le médecin, il s'est assuré que je me nourrissais correctement. Il agissait avec moi bien mieux que mon propre père, qui se contentait de verser quelques centaines d'euros sur mon compte chaque mois en guise d'argent de poche.

Je guérissais pour T. Ce qui devait arriver arriva : j'étais à nouveau amoureuse. Sauf que cette fois-ci, j'avais choisi un homme marié et père de famille, de 12 ans de plus que moi.
L'un des meilleurs amis de mon actuel.

En juillet 2007, nous nous sommes embrassés pour la première fois.

La dernière aussi ? Il ne veut pas aller plus loin. Peur de perdre sa femme, peur de perdre sa fille.

J'ai mal, tellement mal. Il dit m'aimer, mais ce n'est pas possible. Tout nous sépare.

Je m'en fous. Je le veux. Je l'aime.

Pour lui et comme une conne, je me sens replonger. J'étais descendue très bas [37 kilos pour mon mètre 73] et j'avais réussi à remonter à 45 kilos. Depuis juillet, j'en ai reperdu 5.

Je suis perdue, je ne sais plus quoi faire.
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# Postato sabato 05 aprile 2008 08:29